Salle Labrouste
Salle Labrouste  Philippe Couette
 
La Bibliothèque manque d'espace
Au début du XIXe siècle, les confiscations révolutionnaires ont enrichi de façon spectaculaire les collections de la Bibliothèque nationale, mais rien n’a été prévu pour exploiter cette soudaine richesse : ni les hommes, ni les bâtiments, ni les moyens financiers.
La Bibliothèque impériale conserve alors plus de deux millions de volumes et doit tenir compte de la croissance exponentielle que connaît la production imprimée tout au long du siècle. Certes le dépôt légal n’est pas très efficace, mais ses carences sont compensées par l’envolée de la production dans la deuxième moitié du siècle. Rue de Richelieu, les bâtiments menacent ruine : installée dans un palais Mazarin vieilli, hétéroclite, un peu délabré, la Bibliothèque dépare l’élégant quartier de la nouvelle Bourse.
Une commission est créée fin 1857, animée par Mérimée. Le rapport de la commission Mérimée deviendra en quelque sorte le programme du projet confié à l'architecte Henri Labrouste.