Astrolabe arabe

Cuivre ; 19 x 12 cm

IXe siècle
BnF, département des Cartes et plans, GEA 324
Cote cliché pour toute demande de reproduction : RC-C-06975

L'astrolabe - en grec, "preneur d'étoiles" - permet de représenter la voûte céleste dans un plan. Il connaît son véritable essor au IXe siècle dans le monde arabe, et se diffuse en Occident vers l'an 1000, par l'Espagne. L'astrolabe présenté ici est le plus ancien conservé dans le monde. De nombreux problèmes astronomiques et géographiques peuvent être résolus grâce à cet instrument de mesure, le plus sophistiqué qu'aient produit les cultures hellénistiques et arabes conjuguées. Constituant un modèle de l'Univers que l'on peut tenir dans sa main, l'astrolabe sert à le fois de boussole, d'horloge et d'outil de mesure. Toute la connaissance astronomique est concentrée sur ces simples disques de laiton gravés de courbes, de chiffres et de symboles astrologiques. L'astrolabe permet par exemple d'indiquer l'heure à deux minutes près, de jour comme de nuit, de prévoir les couchers du Soleil, de la Lune et des planètes. Les astrologues l'utilisent pour calculer les "aspects planétaires" destinés aux horoscopes, les musulmans pour déterminer les heures des prières et trouver la direction de La Mecque, la ville sainte.

Tout comme le globe céleste, l'astrolabe a une triple vocation astronomique, marine et pédagogique. Il sera supplanté au XVIIIe siècle par de nouvelles méthodes de mesure de temps et de l'espace, et deviendra alors pur objet de collection.